avril 25th 2009

Alf… oui, vous avez bien lu

Bref et intense.
Mon coloc - bénie soit sa démence - avait besoin d’acheter un petit truc de plus pour obtenir une livraison gratos de produits quelconques. Que décide-t-il de choisir? Deux DVD de ALF. Pour se rappeler les bons moments de sa jeunesse.
Personnellement, tout ce que je me souviens, c’est que c’est alien avait une trompe, était poilu,et était dans la cuisine. J’ai osé jeter un coup d’oeil dans la chambre dudit coloc, attirée par le son oublié des rires en canne. J’ai été foudroyée par les mauvais acteurs, les blagues inexistantes - que nous savons avoir été pensées drôles dans la tête des scénaristes grâce au sus-nommés rires en canne - et un décor de carton.
Il faut tracer la ligne quelque part. Avions-nous vraiment besoin des DVD Alf? qui se serait souvenu de ce truc sinon? N’aurait-on pas mieux fait de le laisser sombrer dans l’oubli?
On réédite n’importe quoi de nos jours.

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avril 5th 2009

“La taupe et le dragon” de Joël Champetier

Yay, nouvel article…

Les jeunes, le travail, c’est mal (ok, ça, c’est un peu excessif, mais disons que  je souffre de la maladie des heures supp).

Allons-y avec une nouvelle critique (il faut vraiment que je réduise le temps entre la lecture et la critique des livres. Là, c’est trop, je ne me rappelle pas nécessairement assez. Ah les résolutions).

Histoire

Dans un futur pas si éloigné, l’humanité a effectué une première migration vers une autre planète.  Financièrement aidée par le Japon et les Européens, la Chine a fait sien ce nouveau monde, au prix d’un endettement astronomique.  Maintenant que l’heure des comptes a sonné, les services secrets des deux entités gouvernementales concernées sont inquiètes. Il semble que la Nouvelle-Chine n’ait aucune intention de rembourser sa dette et s’apprête à déclarer son indépendance.

Afin de faire la lumière sur les supposées manigances du gouvernement local, les services secrets entrent en contact avec la taupe, établie depuis plusieurs années chez l’ennemi.  Cependant, après quelques contacts, elle se tait. Entre alors en scène Réjean Tanner, un jeune agent de la Terre, dont il s’agira de sa première mission terrain. Aidé d’un agent japonnais, il quitte la Zone Européenne pour infiltrer le territoire néo-chinois, retrouver à tout prix la taupe et la faire parler.

Dès ce moment, il doit faire face à la trahison de son employeur, les caprices du procédé qui le transforme temporairement de caucasien à asiatique, l’emprisonnement de son collègue. Sans compter qu’il soit essayer de s’acclimater à l’horaire de ce monde dont le deuxième soleil rend aveugle et la façon dont les locaux ont décidé de diviser les jours pour les rendre de la longueur la plus humaine possible. Et bien sûr, il y a la fille. Celle qui l’aide à libérer son collègue.

Critique

Ça faisait un bout que je n’avais pas lu de livres d’espionnage (ils ont bercé mon adolescence, que voulez-vous, ma mère les dévore!). Pas à dire, j’ai dévoré ce livre rempli d’action. Pas un moment pour souffler. L’écriture est directe, bouge. Oh, petit aveu, c’est mon premier “Champetier” (shame on me, I know).

J’ai trouvé l’intrigue socio-politique très intéressante, ainsi que la société néo-chinoise: à quel point elle a gardé ses racines tout en s’adaptant à ce nouveau monde. Par contre, la question de l’Oeil du Dragon qui rend aveugle et de tout l’horaire étrange qu’il cause… j’avoue que ça m’a confuse. Je n’ai jamais réussi à complètement saisir le cycle. Si c’est pour transmettre la confusion du personnage, réussi, mais j’ai trouvé ça lourd, et j’ai fini par laisser tomber d’essayer de calculer comment ça fonctionnait.

Aussi, et ça, c’est la terre-à-terre en moi, je me serais passée de l’amourette entre le personnage principal et la demoiselle-en-détresse-qui-deviens-une-alliée.  J’ai de la difficulté avec les gens qui, spontanément, abandonnent leur vie pour de purs inconnus.

Sinon, on sent que Tanner n’est pas au-dessus de ses affaires, avec les gaffes, les paniques, et toutes les remarques que son collègue lui passe à ce sujet.

La fin, douce-amère, laisse une impression d’être passé à travers tout ça pour pas grand’chose. J’aurais aimé avoir un peu plus sur Tanner après son retour, son désenchantement.

Donc, en général, un très bon livre avec quelques failles qui n’enlèvent rien à la qualité générale de l’oeuvre.

Cote:8.25/10

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avril 2nd 2009

Avrilée

Oui, hier, en ce premier avril, alors que la caissière avait amené ses poissons en carton de toutes les couleurs, je me suis fait prendre.

Et pas juste un peu.

Que voulez-vous, alors que j’accourais vers les lieux de la farce, loin dans l’arrière droit de mon cerveau, je me suis dit que c’était peut-être un canular pour se payer ma tête. J’ai décidé de ne pas prendre de chance.

Que m’ont-ils fait, ces joyeux lurons de l’entretien, de mèche avec les cuisiniers et les pâtissiers (je vous assure, les gens de production savent rire… sauf de leur travail)?

Ils ont simulé une bagarre dans la ruelle! Ben oui, deux gars de l’entretien qui veulent se casser la gueule.

Vous comprenez que j’ai pas pris de risque.

Et quand ils m’ont dit que c’était un poisson d’avril:

- J’espère pour vous que c’est ça.

Ah les foutus!

Oui, je suis facile à prendre, et je l’accepte… dommage qu’un de mes collègues, qui a accouru avec moi, l’ait moins bien pris…

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février 13th 2009

La vraie vie: la buanderie

Hier, j’ai fait une première: je suis allée à la buanderie du coin. Non, je rectifie, je suis allée à la buanderie. Point.
Ma coloc ayant déménagé tous ses trucs, dont la laveuse, me voilà obligée, si je veux demeurer socialement fréquentable, d’aller à la buanderie laver mes vêtements.
Le service est au coin de ma rue, un local aux murs blancs, à la lumière jaune, avec une horloge qui marque éternellement 1h07. Les tables pour déposer les paniers à linge tremblent, les distributrices à bonbons sont vides et la télé fait pitié. La machine à change est démontée.
Mme Han, petite vietnamienne dans la soixantaine, par contre, contrebalance le tout avec une jasette inextinguible!
Tout est cher, les gens sont jaloux d’elle, elle ferme lorsqu’il fait noir, elle vous recommande ses meilleures machines si vous lui paraissez sympathique et elle aimerait bien sortir plus souvent le soir. Mais pour aller où?
Bref, un personnage comme on ne peut en inventer.

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février 1st 2009

“Si l’oiseau meurt” de Francine Pelletier

Oui, j’ai enfin lu ce livre de ma bonne amie. J’avais d’ailleurs assisté à son lancement, ma première participation à un tel événement, l’an dernier.

Sans plus tarder: Si l’oiseau meurt.

Histoire

Physiquement, Manu est un être humain dans la vingtaine. Mentalement par contre, il n’a pas douze ans. Non pas parce qu’il est atteint d’une déficience intellectuelle, mais parce qu’il a perdu la mémoire. Il ne se rappelle rien avant son réveil chez les Laganière, la famille du médecin qui s’occupe de lui.

Alors qu’il joue avec Paul, le plus jeune fils de la famille, un premier flash de sa vie d’avant surgit. Les émotions liées à ce flash, et aux suivants, sont très déplaisantes. Effrayé de ce qu’il a pu être, Manu ne réussit pas à se confier totalement à ses proches.

Un jour qu’il s’occupe d’un oiseau s’étant cogné sur une fenêtre trop propre, Manu décide de devenir médecin. Si ses médecins sont d’abord réticents, ils espèrent que cela l’aidera à retrouver la mémoire. Pourquoi s’intéressent-ils tant à son cas? Qu’a-t-il de particulier?

Il se retrouve bientôt pris dans les politicailleries issues des conséquences du conflit entre la Terre et ses colonies, dans les rivalités technologiques entre nations.

Critique

Que fait-on lorsqu’on ne se rappelle pas de qui on est? Et qu’arrive-t-il si l’on découvre que cette personne que nous étions nous fait horreur? Que dire aux gens qui ont cru en nous? Doit-on les décevoir avec la vérité?

Quelle est la vraie nature de Manu? Celui qu’il était avant, ou celui qui n’avait pas de mémoire? Qu’est-ce qui est inné, quels traits sont liés à nos expériences?

Au coeur de ce livre, il y a une quête d’identité, mais surtout les difficultés à accepter cette identité lorsqu’on la découvre.

Autour de ce drame personnel, Francine Pelletier nous dévoile peu à peu la réalité politique d’une colonie abandonnée à elle-même, avide de ses racines malgré son désir d’autonomie. Il y a dans cet aspect plus macroscopique, le même décalage entre désir et réalité. Car si le territoire de la colonie ne possède officiellement pas de frontière, la réalité est toute autre. Les nations de la Terre se sont transplantées, avec leurs rivalités, leurs identités.

J’ai adoré, il n’y a pas d’autres mots. Si on espère tout le long que les choses se placent, l’auteure demeure les deux pieds au sol, dans un univers de nuances. Bravo.

Cote: 9.5/10

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janvier 15th 2009

Attack of the rabbid squirrel

Dimanche dernier, je me promenais joyeusement, en plein soleil, sur le royal mont de Montréal. Alors que j’approchais du sommet panoramique (où je n’étais jamais allée), je croise cette petite éclaircie sur le côté de la route où les administrateurs du parc ont décidé d’implanter une mangeoire à oiseau.
D’abord, notons l’absence de volatile de quelque sorte que ce soit. Ils semblent préférer les arbres.
Ensuite, remarquons la présence d’un troupeau (ouioui, la quantité justifie l’usage de ce terme) d’écureuils. Ce qu’ils sont gros, ce qu’ils sont domestiques, ces écureuils. Il me fallait une photo. Pour comparer avec les Bêtes de l’Université Laval et de la rue Jean-Durant, celles-là même qui tombent des arbres.
Je m’accroupis donc pour un meilleur angle, une parmi plusieurs marcheurs émerveillés. Je cadrais une de ces créatures atteintes de gigantisme quand je sens plusieurs petites piqûres sur ma cuisse gauche. Je tourne la tête: un écureuil s’agrippe à moi, essaye de m’escalader comme mon chat lorsqu’il avait trois mois.
Sont-ils devenus anthropophages, ces écureuils?

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janvier 6th 2009

2009

Premier article de 2009. Peut-être serai-je plus prolifique qu’en 2008.

Donc, j’ai dernièrement écouté Dr. Horrible Sing-along Blog. Et j’ai enfin compris tout le flafla autour. Car personnellement, je ne suis pas une inconditionnelle de Joss Whedon, alors son seul nom ne suffit pas à me vendre un musical. Mais ça! Wow!

Avec Neil Patrick Harris (ouioui, Dr Doogie Howser en personne) et Nathan Fillion (TELLEMENT drôle).  Cette fois-ci, nous suivons les aventures du méchant, de celui qui veut conquérir le monde parce que, franchement, ça va pas bien et il pense qu’il faut résoudre des problèmes et, pour tout vous avouer, il croit être le candidat idéal pour sauver le monde. Pas un mauvais gars quoi!

HI-LA-RANT.

Allez-y.

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décembre 14th 2008

Storm Front de Jim Butcher

Avez-vous connu la courte série sur Sci-Fi: “The Dresden Files”?

J’ai écouté tous les peu nombreux épisodes. Sympathique, un bon divertissement. Alors je n’ai pu résisté à la tentation de savoir de quoi avaient l’air les livres dont était tirée la série. Oui, même dans les livres, je ne renie pas le pur divertissement. Personnellement, c’est à cela que sert la fantasy. Pour le sérieux, je me tourne vers la science-fiction. Élitiste? Non, mais l’expérience a prouvé plus d’une fois cette catégorisation. N’empêche qu’il y ait de bons divertissements en sci-fi aussi.

Allez, la critique.

Histoire

Harry Dresden est un sorcier, un vrai. Pas du genre à faire l’animation dans les fêtes d’enfants ou à vous vendre une fausse potion d’amour. Il est détective privé et est parfois consultant pour la police de Chicago.

Ce jour-là, la police de Chicago, par le biais du détective Murphy, lui demande de venir investiguer un meurtre d’une violence inouïe. En même temps, une femme l’engage pour retrouver son mari disparu, qui dernièrement a pris goût aux arts occultes.

Par-dessus le tout, Dresden est observé de très près par un autre sorcier, chargé de s’assurer qu’il ne fricotte pas avec la magie noire, et ce à cause d’un événement de son passé. Ce surveillant est maintenant convaincu que Dresden lui-même est le meurtrier.

Au cours d’une semaine ponctuée de tempêtes et d’orages électriques, Dresden tente de résoudre ces deux mystères tout en évitant de se faire condamner à mort, de se mettre à dos son contact à la police et de ne pas tuer personne.

Critique

Il s’agit d’abord d’un livre policier, un mystère auquel on ajoute des éléments de magie, du fantastique, et un monde surnaturel.

Le personnage d’Harry Dresden est bien développé. Des indices de son passé, de ses conflits avec le monde surnaturel sont révélés peu à peu, dessinant les grandes lignes d’une histoire qui s’étendra sur plusieurs livres.

Les personnages secondaires sont aussi bien définis, les descriptions savoureuses.

L’histoire se tient bien, nous entraîne dans maintes péripéties, revirements, interrogations.

Cependant, l’écriture est maladroite. Beaucoup de lieux communs sont utilisés, de clichés du milieu policier et du monde des détectives. Les dialogues semblent parfois artificiels, le langage inapproprié, et les séquences d’action sont parfois diluées dans des marées de pensées. Comment arrive-t-il à penser à tout ça en si peu de temps, et à agir en même temps???

Bref, c’est un bon divertissement, ça accroche, mais la qualité de l’écriture laisse à désirer. Je m’essaierai au deuxième opus, pour voir s’il y a amélioration ou non. Cela reste à voir.

Verdict: 6/10


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décembre 4th 2008

de la bouffe pseudo-avariée

J’ai cette fâcheuse habitude culinaire de concocter des plats en quantité suffisante pour une famille de huit. Plats qui ne sont destinés qu’à moi seule. Je les mets au frigo… et je les oublie. Si je les mettais au congélo, je les oublierais encore plus.

Soudain, je me dis que ça serait bien de consommer cette nourriture. La couleur est douteuse, l’odeur un peu étrange. Mais je m’obstine. On est en période de raréfaction de la nourriture, non? Faut pas gaspiller merde.

Et ma coloc de me dire: “Josée, c’est gris, et c’était dans le frigo la dernière fois que je suis venue à Montréal (il y a à peu près trois semaines). Jette-moi ça.”

J’obéis. Reste ce petit sentiment de culpabilité d’avoir jeté de la bouffe. Et le sentiment d’incompétence de ne pas savoir gérer mon garde-manger.

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novembre 30th 2008

Les rêves de la mer

Tyranaël 1: Les rêves de la mer par Élisabeth Vonarburg

oui, bon, ça fait déjà deux mois que j’ai fini de lire le livre, mais boulot et écriture obligent, j’ai laissé de côté un peu la critique. Et j’avoue être un peu gênée, incertaine de mon droit de critiquer. J’ai des périodes de doute quoi.

Histoire

Sur Tyranaël, Eïlai rêve. Elle rêve des Étrangers qui viendront un jour sur sa planète et s’y établiront. Elle vit des épisodes de la colonisation à travers différentes personnes. Parfois, elle rêve plus d’une fois avec un même Étrangers, mais les instants vécus ne sont pas toujours en ordre.

En même temps, dans sa propre vie, elle veut cesser des les voir, ces Étrangers qui bouleversent la vie de son peuple. S’ils ne sont pas sûrs qu’ils arriveront, les gens de Tyranaël se préparent tout de même à partir. Et pendant ce temps, Eilaï cherche la vérité sur les Étrangers. Elle fouille les archives des autres Rêveurs, essaye de recréer la ligne du temps, de relier les différentes versions… Sans succès.

L’incertitude demeure.

De leur côté, les Étrangers essayent de s’adapter tant bien que mal à une planète aux jours trop longs et qui, pendant la moitié de l’année, est recouverte d’une “mer” insondable, inidentifiable, un mystère scientifique comme il en reste peu. Cela sans oublier les ruines des indigènes, partis sans laisser de traces, mais surtout, sans laisser de corps. La planète a-t-elle été évacuée? Pourquoi?

Critique

C’est un livre qui introduit dans deux mondes à la fois, deux Tyranaël: celle d’Eilaï, et celle des Étrangers.  Alors que le début est plutôt contemplatif, avec la protagoniste qui se rappelle, les extraits des deux univers se suivent de plus en plus, jusqu’à être en parallèle, chacun sur la même route, mais pas au même moment.

La notion de “rêve” demeure floue. Si le doute à savoir si les Étrangers viendront vraiment flotte sur le récit complet, ce n’est que vers la fin qu’on nous introduit au fait que les indigènes croient en des univers parallèles. Cela m’a un peu bousculée.

Le monde physique est extrêmement bien décrit, avec les jeux sur les mots et le langage, et les conséquences des nomenclatures. Il y a aussi les débats sur les présupposés, l’anthropomorphisme. Puis il y a la Terre, cette Terre dont on entend parler qu’en souvenir, en nostalgie, en mère lointaine avec laquelle il faut travailler.

J’ai lu “Les rêves de la mer” à petites doses, pour savourer les nuances, et cette toile de fond, cet univers dans lequel j’ai hâte de replonger pour découvrir si le contact se fera entre ces deux univers.

Cote: 9/10

ok, pas terrible comme critique, j’ai déjà été plus éloquente… il faut vraiment que je les écrive alors que les livres sont frais à ma mémoire…

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