juin 26th 2008

C’est l’Été

Hier, j’ai pris mon courage à deux mains et, avant d’aller au travail, je suis allée au parc pas loin, avec papier, crayons et bouquins.  Si je croyais que de sortir sur ma galerie était suffisant pour profiter de l’été, cette escapade m’a fait réévaluer tout ça.

Et d’être loin de la maison, loin de l’ordi, je procrastine moins, j’observe… j’ai écrit pendant une bonne heure. Yay.

Ce matin, j’ai fait mon premier jogging de l’année -à l’encontre de l’avis de mon médecin, mais je préfère avoir une cheville un peu maganée que les maux de jambes que j’ai depuis une semaine -  et WOW, 10 minutes… pour une première sortie, je suis contente, et je suis pleine d’énergie.

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juin 24th 2008

De l’importance de la serviette…

Hier, alors que je procrastinais dans mon appartement dans l’attente de l’heure pour aller rejoindre un ami au cinéma, je me suis soudain découvert un restant de volonté.

Lorsque je reste à la maison, je tends à devenir si amorphe, à m’endormir un peu n’importe où, à angoisser à l’idée d’être en retard, donc je n’entreprends rien. Mais voilà, une heure et demie avant l’heure, je suis partie avec mon sac à dos plein de papier et de crayons et je suis allée en ville, non loin de notre lieu de rendez-vous. J’ai erré à la recherche d’un espace vert, ou du moins d’un espace ensoleillé et, dans cette errance, j’ai observé.

Une fois un pied de statue découvert et occupé, j’ai passé un bon moment à développer un univers. Puis, alors que j’attendais le retour du soleil pour prendre une photo d’un de mes sujets préférés - la flore en milieu urbain - l’attaque est survenue! Oui, un escadron de pigeons a quitté la statue, se délestant de son surplus de déchets. Le bombardement a atteint mes sacs, mais heureusement, j’étais sauf. Que faire??? Mon équipement était souillé. C’est alors que mes yeux se posèrent sur l’article que je traîne avec moi depuis la fin mai, depuis “Towel Day”: ma serviette. Oui, Douglas Adams et le Guide du Routard Galactique ont encore une fois eu raison.

The towel saved the day!

Ouais, je devrais sortir un peu plus souvent. D’abord, je m’éloigne de la tentation de procrastiner devant l’ordi ou de perdre mon temps en faisant du ménage inutile. Ensuite, eh bien, je vis des choses…

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juin 16th 2008

“I survive E.V.’s 2008 writing workshop” the t-shirt

ouaip!

de retour de cette INTENSE fin de semaine. ouf, ça faisait longtemps que je n’avais pas demandé une attention aussi soutenue à mon cerveau!

Verdict: 2ème meilleure “move” de l’année (après Boréal… pour y aller chronologiquement).

Tout plein d’apprentissage, d’échange, de piétinement d’ego et de crises de panique.

Résultat: un cerveau qui bouillonne. Il va falloir que j’en profite. J’avoue honteusement ne pas avoir tiré parti de mon élan post-Boréal. Je ne referai pas cette erreur.

0rge-hyper-dynamisée

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juin 10th 2008

Atelier 2008

oui, c’est en fin de semaine qu’aura lieu ma première participation live à l’atelier d’écriture d’Élisabeth Vonarburg. 2008 est vraiment une année de premières pour moi.

Ce qui veut dire qu’il faut que je me grouille à lire les textes de tout le monde. Ça fait du bien après un hiver plutôt calme du côté de l’atelier virtuel (j’ai l’impression d’avoir été toute seule à envoyer des textes… m’enfin, Mirage re-re-re-re-travaillé).

J’ai hâte. Les discussions risquent d’être très enrichissantes. Et en temps réel… ça ajoute!

allez, à la lecture!!!

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juin 5th 2008

Blade Runner: Livre et film

Oui, voilà, j’ai ENFIN fini de lire le livre (pas qu’il soit long en plus… je lis à la vitesse d’une tortue!).

C’est mon premier essai à une analyse/critique comparée, et j’avoue ne pas trop savoir par où commencer. Un résumé de l’un et l’autre peut-être?

Histoire

2021. Rick Deckard est un chasseur de prime à la solde du service de police de San Francisco. Ses proies: des androïdes. Ceux-ci, quasi-identiques aux humains, sont interdits de séjour sur la Terre. Lorsque huit d’entre eux, exemplaires du nouveau modèle Nexus-6, réussissent à s’enfuir de la colonie martienne pour émigrer illégalement sur Terre, le service de police est mis en alerte. Un premier chasseur de prime réussit à “retirer” deux androïdes avant de se faire blesser. C’est alors que la ville fait appel à Deckard.

En premier lieu, il doit vérifier si le test utilisé pour différencier les androïdes des humains fonctionne sur le nouveau modèle. À cette fin, il se rend au siège social de la compagnie les fabriquant. Ensuite, il peut débuter sa mission.

Histoire comparée

Le livre:

Dans le livre, le point principal d’attention est l’identification des androïdes par le biais d’un test qui calcule les capacités empathique de l’individu interrogé. Un des éléments importants de cette empathie est lié aux animaux. Une des conséquences tragiques de la guerre du début du siècle fut la quasi-anihilation de toute vie animale. Les animaux ont acquis une valeur sentimentale et sociale extrêment élevée. Le désir de Deckard de posséder un véritable animal (son mouton est artificiel) est un élément récurrent tout au long de l’histoire essentiel à certaines parties de l’intrigue.

De plus, le livre aborde la question religieuse à travers le culte de Mercer, qui lui aussi s’appuie sur l’empathie.

Le film:

Ici, le point central du conflit entre les androïdes évadés et l’humanité n’est pas la question de l’empathie, mais celle de la longévité réduite des machines. Ceux-ci ne peuvent espérer vivre plus de 4 ans. Si cet aspect est à peine effleuré dans le livre, il prend toute son importance dans le film puisqu’il motive les actions des androïdes.

Critique

L’univers décrit dans le livre est complexe, détaillé et palpable alors qu’il n’est qu’esquissé dans le film, une simple atmosphère sombre qui nous fait croire qu’on est toujours la nuit, sans savoir pourquoi.

Par contre, l’unité de l’histoire est plus soutenue dans le film. Le livre a plusieurs lignes d’histoire et elles ne sont pas toutes adéquatement poursuivies. Le “mood organ” est complètement oublié après les deux premiers chapitres pour ne revenir qu’à la fin, un espèce de gadget qui avait un potentiel de questionnement, mais qui semble avoir été rejeté. De plus, il semble un peu improbable, dans le livre, que toute cette histoire tienne dans une seule et même journée. Enfin, si le corps de l’histoire se développe très bien, la fin est questionnante, mais pas dans un bon sens. Elle tombe dans l’extase religieuse avant de revenir avec les animaux. En fait, c’est vraiment toute cette section où le personnage principal ne se distingue plus de Mercer… pour on ne sait quelle raison… qui dérange. Était-ce nécessaire à sa trouvaille dans le désert? M’enfin.

Par contre, le rôle de l’androïde femelle à la solde de la compagnie est beaucoup plus étoffé et tordu dans le livre quand on la compare à l’ingénue du film.

Verdict

Les versions littéraire et cinématographique de Blade Runner sont toutes deux de bonne qualité. Par contre, il ne faut pas s’attendre à une véritable adaptation du livre. Il s’agit plutôt d’une variation dans l’univers créé par Philip K. Dick. Demeure que, malgré ses défauts, je préfère le livre pour ses réflexions plus profondes, mais c’est là un prérogatif du média écrit: de l’espace et du temps pour réfléchir.

Livre: 7.5/10

Film: 7/10

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mai 19th 2008

chasser le naturel…

En conclusion à  mon débat entre l’écriture à l’ordinateur ou avec un bon vieux crayon et du papier, j’ai décidé de ne pas m’obstiner à me camper devant mon écran lors d’une journée ensoleillée et je me suis assise sur mon balcon. Bien sûr, en grande angoissée que je suis, j’ai failli renoncer. Je me suis dit que ma méthode ne serait pas efficace, je me ramasserais avec un cafouilli de notes pas pratiques du tout et que, de toute façon, il faudrait que je retape tout ça de ledit ordinateur.

Ben voilà!  Je corrige - et j’écris - tellement plus facilement à la main que ça compense largement pour le temps que ça me prend à taper. Eh puis, taper, c’est très mécanique chez moi, alors je mets du blues ou du classique et la vie est belle.

En espérant que j’apprenne ma leçon cette fois-ci et que je n’essaye pas d’encore changer les choses qui fonctionnent!

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mai 17th 2008

Écriture de balcon vs. de bureau

ce matin, accompagnée de ma gente féline, j’ai écrit sur mon balcon. Impressionnant ce que je peux écrire en une heure à la mitaine, quand on compare à mes tentatives de révisions à l’ordinateur! (j’essaierai de mettre cette historiette sur le site sous peu).

Ma nouvelle stagne parce que, sincèrement, à l’ordinateur, il y a trop de distractions (ou n’est-ce qu’une excuse de ma procrastination habituelle).

Dire que j’ai passé plein de temps à ne pas écrire ces derniers jours, semaines, années. Quand je m’y remets, plutôt que d’être heureuse, je me tape sur la tête de ne pas l’avoir fait plus tôt, de ne pas avoir la discipline d’écrire tout le temps à chaque jour.  Je fais un mois intense, pis après, c’est la disette pour deux ou trois mois.

bon, avec de la chance, je viens d’entamer un mois productif (je me croise les doigts)

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mai 11th 2008

Fin de semaine terminée!

ouf!

J’ai rarement été aussi crevée, mais c’est une excellente fatigue. Je suis super stimulée par tout le congrès.

J’ai commencé stressée, mais au long de la fin de semaine, à force de partager, de faire des rencontres, de placoter, je me suis sentie de plus en plus à ma place. Je me suis trouvée de moins en moins étrange, sans pourtant perdre mon unicité.

Je suis surprise de moi-même, je suis aussi très surprise qu’autant de gens se soient souvenus de mon nom à la fin du congrès… j’ai même eu droit à mon exemplaire du Samovar!

Réénergisée, motivée, avec une perspective beaucoup plus réaliste sur la vie d’écrivain, je compte bien continuer mon petit bonhomme de chemin dans le milieu. Un milieu où je me sens chez moi.

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mai 10th 2008

Boréal

Voilà. Je participe à mon premier congrès/convention/événement scifi… ever!

Je me sens un peu étrange, mais il ne fallait pas s’attendre à autre chose de ma part. Je baignerais parmi mes clones que je trouverais que je ne suis pas à ma place!

Malgré tout, j’ai débloqué le logiciel de sociabilité de mon cerveau, et me voilà pseudo-intégrée. Après le premier élan de panique, je m’amuse bien! Pas de regrets pour y être (juste pour ne pas y avoir été avant, même si je ne savais pas que ça existait, mais je n’avais pas vraiment cherché non plus, alors est-ce que j’aime vraiment ces trucs si je n’ai jamais cherché à trouver des événements… STOP).

oui, mon cerveau s’emballe.

J’ai hâte de débarquer aujourd’hui.

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avril 23rd 2008

L’envers de la ville

Un petit cadeau pour la journée internationale du livre et du droit d’auteur.

Le ciel était bleu, mais le soleil n’était plus celui froid et distant de l’hiver. La rue était striée de ruisselets alimentés par la neige fondante et, pour une des premières fois de l’année, le vent qui caressait ses joues et jouait dans ses cheveux était chaud.

Nadine marchait dans les rues de son quartier, sans direction, juste pour savourer le fait de marcher en souliers et non en bottes. Avant d’atteindre la prochaine intersection, elle tourna dans la ruelle qui s’offrait à elle. Sur toute sa longueur, elle était clôturée de tous les côtés pour donner une impression de terrain aux locataires des immeubles collés. Quelques arbres avaient réussi à s’établir dans les cours, leur branche aux bourgeons à peine naissants ne donnant que peu d’ombre.  Après avoir enjambé le dos-d’âne à l’entrée de la ruelle, elle leva les yeux vers les deuxièmes et troisièmes étages, offerts à son regard contrairement aux rez-de-chaussée cachés derrière la variété de barrières.

Son intérêt se trouva diverti des amoncellements d’objets étranges qui occupaient les galeries arrière par les volées de tissus colorés qui se balançaient au vent. Les premières journées printannières, même un peu froide, avaient fait sortir de leurs appartements les ménagères. De part et d’autre, les cordes à linge étaient remplies, proclamant leur propre retour à la vie, annonçant la fin de la saison qui les cloîtrait à l’intérieur de quatre murs aux fenêtres continuellement fermées. Nadine prit une grande inspiration par le nez. Et regretta. Car malgré la fraîcheur du printemps, elle se trouvait tout de même dans une ruelle aux odeurs citadines incontournables. S’habituait-on à l’odeur de sa ruelle ou bien, contrairement à la fumée, celle-ci n’imprégnait pas les vêtements qui y étaient exposés?

La tête dans la lessive, elle fut ramenée de sa rêverie lorsqu’elle buta contre un dos d’âne qui manqua de lui faire perdre pied. Son coeur donna quelques coups furieux dans sa poitrine, le temps qu’elle se restabilise, anxieux de s’enfuir avant d’être entraîné dans une chute qui ne pouvait être que douloureuse.  Avant de se remettre en chemin, elle lança un regard à la ronde pour s’assurer qu’il n’y avait pas eu de témoins de sa petite situation peu gracieuse, puis elle prit la route de la maison.

Le soleil baissait sur l’horizon quand elle monta l’escalier vers son appartement. Néanmoins, sa galerie avant demeurait éclairée. Elle sortit une chaise pliante, une bière et un livre pour savourer l’air de l’extérieur, la lumière non-artificielle, et les bruits de la nature urbaine.

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