décembre 14th 2008

Storm Front de Jim Butcher

Avez-vous connu la courte série sur Sci-Fi: “The Dresden Files”?

J’ai écouté tous les peu nombreux épisodes. Sympathique, un bon divertissement. Alors je n’ai pu résisté à la tentation de savoir de quoi avaient l’air les livres dont était tirée la série. Oui, même dans les livres, je ne renie pas le pur divertissement. Personnellement, c’est à cela que sert la fantasy. Pour le sérieux, je me tourne vers la science-fiction. Élitiste? Non, mais l’expérience a prouvé plus d’une fois cette catégorisation. N’empêche qu’il y ait de bons divertissements en sci-fi aussi.

Allez, la critique.

Histoire

Harry Dresden est un sorcier, un vrai. Pas du genre à faire l’animation dans les fêtes d’enfants ou à vous vendre une fausse potion d’amour. Il est détective privé et est parfois consultant pour la police de Chicago.

Ce jour-là, la police de Chicago, par le biais du détective Murphy, lui demande de venir investiguer un meurtre d’une violence inouïe. En même temps, une femme l’engage pour retrouver son mari disparu, qui dernièrement a pris goût aux arts occultes.

Par-dessus le tout, Dresden est observé de très près par un autre sorcier, chargé de s’assurer qu’il ne fricotte pas avec la magie noire, et ce à cause d’un événement de son passé. Ce surveillant est maintenant convaincu que Dresden lui-même est le meurtrier.

Au cours d’une semaine ponctuée de tempêtes et d’orages électriques, Dresden tente de résoudre ces deux mystères tout en évitant de se faire condamner à mort, de se mettre à dos son contact à la police et de ne pas tuer personne.

Critique

Il s’agit d’abord d’un livre policier, un mystère auquel on ajoute des éléments de magie, du fantastique, et un monde surnaturel.

Le personnage d’Harry Dresden est bien développé. Des indices de son passé, de ses conflits avec le monde surnaturel sont révélés peu à peu, dessinant les grandes lignes d’une histoire qui s’étendra sur plusieurs livres.

Les personnages secondaires sont aussi bien définis, les descriptions savoureuses.

L’histoire se tient bien, nous entraîne dans maintes péripéties, revirements, interrogations.

Cependant, l’écriture est maladroite. Beaucoup de lieux communs sont utilisés, de clichés du milieu policier et du monde des détectives. Les dialogues semblent parfois artificiels, le langage inapproprié, et les séquences d’action sont parfois diluées dans des marées de pensées. Comment arrive-t-il à penser à tout ça en si peu de temps, et à agir en même temps???

Bref, c’est un bon divertissement, ça accroche, mais la qualité de l’écriture laisse à désirer. Je m’essaierai au deuxième opus, pour voir s’il y a amélioration ou non. Cela reste à voir.

Verdict: 6/10


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décembre 4th 2008

de la bouffe pseudo-avariée

J’ai cette fâcheuse habitude culinaire de concocter des plats en quantité suffisante pour une famille de huit. Plats qui ne sont destinés qu’à moi seule. Je les mets au frigo… et je les oublie. Si je les mettais au congélo, je les oublierais encore plus.

Soudain, je me dis que ça serait bien de consommer cette nourriture. La couleur est douteuse, l’odeur un peu étrange. Mais je m’obstine. On est en période de raréfaction de la nourriture, non? Faut pas gaspiller merde.

Et ma coloc de me dire: “Josée, c’est gris, et c’était dans le frigo la dernière fois que je suis venue à Montréal (il y a à peu près trois semaines). Jette-moi ça.”

J’obéis. Reste ce petit sentiment de culpabilité d’avoir jeté de la bouffe. Et le sentiment d’incompétence de ne pas savoir gérer mon garde-manger.

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novembre 30th 2008

Les rêves de la mer

Tyranaël 1: Les rêves de la mer par Élisabeth Vonarburg

oui, bon, ça fait déjà deux mois que j’ai fini de lire le livre, mais boulot et écriture obligent, j’ai laissé de côté un peu la critique. Et j’avoue être un peu gênée, incertaine de mon droit de critiquer. J’ai des périodes de doute quoi.

Histoire

Sur Tyranaël, Eïlai rêve. Elle rêve des Étrangers qui viendront un jour sur sa planète et s’y établiront. Elle vit des épisodes de la colonisation à travers différentes personnes. Parfois, elle rêve plus d’une fois avec un même Étrangers, mais les instants vécus ne sont pas toujours en ordre.

En même temps, dans sa propre vie, elle veut cesser des les voir, ces Étrangers qui bouleversent la vie de son peuple. S’ils ne sont pas sûrs qu’ils arriveront, les gens de Tyranaël se préparent tout de même à partir. Et pendant ce temps, Eilaï cherche la vérité sur les Étrangers. Elle fouille les archives des autres Rêveurs, essaye de recréer la ligne du temps, de relier les différentes versions… Sans succès.

L’incertitude demeure.

De leur côté, les Étrangers essayent de s’adapter tant bien que mal à une planète aux jours trop longs et qui, pendant la moitié de l’année, est recouverte d’une “mer” insondable, inidentifiable, un mystère scientifique comme il en reste peu. Cela sans oublier les ruines des indigènes, partis sans laisser de traces, mais surtout, sans laisser de corps. La planète a-t-elle été évacuée? Pourquoi?

Critique

C’est un livre qui introduit dans deux mondes à la fois, deux Tyranaël: celle d’Eilaï, et celle des Étrangers.  Alors que le début est plutôt contemplatif, avec la protagoniste qui se rappelle, les extraits des deux univers se suivent de plus en plus, jusqu’à être en parallèle, chacun sur la même route, mais pas au même moment.

La notion de “rêve” demeure floue. Si le doute à savoir si les Étrangers viendront vraiment flotte sur le récit complet, ce n’est que vers la fin qu’on nous introduit au fait que les indigènes croient en des univers parallèles. Cela m’a un peu bousculée.

Le monde physique est extrêmement bien décrit, avec les jeux sur les mots et le langage, et les conséquences des nomenclatures. Il y a aussi les débats sur les présupposés, l’anthropomorphisme. Puis il y a la Terre, cette Terre dont on entend parler qu’en souvenir, en nostalgie, en mère lointaine avec laquelle il faut travailler.

J’ai lu “Les rêves de la mer” à petites doses, pour savourer les nuances, et cette toile de fond, cet univers dans lequel j’ai hâte de replonger pour découvrir si le contact se fera entre ces deux univers.

Cote: 9/10

ok, pas terrible comme critique, j’ai déjà été plus éloquente… il faut vraiment que je les écrive alors que les livres sont frais à ma mémoire…

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novembre 12th 2008

partie 2 terminée

oui, j’approche de la fin… plutôt lentement, mais j’approche.

La deuxième partie de Mirage, totalement réécrite, est terminée. Et je me lance déjà dans la 3ème.

En feu la madame.

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octobre 13th 2008

The Hollow Chocolate Bunnies of the Apocalypse

The Hollow Chocolate Bunnies of the Apocalypse

Par Robert Rankin

Présentation

C’était le livre que je m’étais promis de lire pour Pâques cette année, mais le tout a été retardé. Je l’ai lu cet été et c’est avec lui que je reprends mes critiques littéraires auxquelles vous êtes tous accros, bien sûr.

Histoire

Jack est un adolescent qui quitte son village - où il travaille dans une usine d’appareils fonctionnant grâce à des mécanismes d’horlogerie - pour tenter sa fortune dans la GRANDE VILLE.  Après avoir rencontré quelles péripéties presque fatales en chemin, il arrive à la ville. Son premier arrêt est un bar, tenu par un homme dont le visage est de bois.  Là, il fait la rencontre d’Eddy, un ourson qui parle. En fait, tous les habitants de la ville semblent être des jouets. Ce qui donne de sérieux maux de crâne à Jack. Rien qu’un peu d’alcool ne peut résoudre.

Cependant, Eddy n’est pas n’importe quel ourson, il appartient au plus grand détective de la ville, disparu depuis peu alors qu’il enquêtait sur une série de crimes horribles. À fin d’élucider ce mystère, Eddy demande à Jack de poser pour son propriétaire. S’en suit une série d’aventures, de mésaventures, de beuveries, d’interludes philosophiques, de rencontres avec le Toymaker, d’autres beuveries, de jurons… et de lapins en chocolat.

Critique

Irrévérencieux est le premier terme qui me vient à l’esprit. C’est la virée d’un ado ordinaire qui se retrouve dans les bas-fonds d’une grand ville, pour ensuite se mêler d’une histoire de crime. Tous les personnages ont leurs petits détails qui les rend charmants. Et Jack, qui ne sait plus comment comprendre ce qui arrive. Tout du long, on le voit dépassé, à essayer de faire de son mieux mais, soyons honnête, il n’est pas des plus brillants. De lui dire un ourson en peluche.

L’intrigue est bien ficelée, spiralant vers un archétype un peu tordu, mais très sympathique.

Le seul bémol que j’y mets, vraiment, c’est la barrière culturelle. L’intrigue joue autour des personnages de contines. Contines que tout le monde anglo-saxon doit connaître, mais dont la référence n’est que très vague pour moi. Disons que j’ai “wikipédié” lesdites contines pour savoir un peu de quoi il en retournait.

C’est donc une lecture agréable, pas trop sérieuse mais qui nous met quelques réflexions dans la gueule.

8/10

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septembre 29th 2008

#1 finie

Voilà, je viens de terminer la révision de la première partie de Mirage. Une bière à la main, des colocs geeks avec moi autour de la table. Je faisais très low-tech avec mes papiers et stylos, au milieu de ces ordinateurs portables.

Bahhhh.

Reste trois parties à faire. Yaya.

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septembre 23rd 2008

Dates

Salut tout le monde.

Je suis de retour de mes vacances en Islande. C’était génial!!! Les paysages étaient uniques, à couper le souffle, inspirants… J’ai écrit quelques extraits d’histoire là-bas, mais pas autant que j’aurais voulu, on a tant couru et conduit et pas arrêté.

Stimulée comme je suis, je me suis assignée une date-butoir pour terminer la révision de Mirage, cette interminable nouvelle: 15 octobre, au son de mes 28 ans!

Aussi, à la fin octobre (vers le 25), ma première publication sortira dans les pages du magazine  Zinc, qui fait un spécial Science-Fiction. Une mini-histoire de 5 pages.

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août 26th 2008

Toujours vivante!!!

ne craignez rien lecteur(s) assidu(s), je suis toujours de ce monde.

Entre la promotion au boulot, une grippe qui a viré en sinusite et qui dépasse désormais les trois semaines d’existence, les préparations pour les vacances (voyage en Islande… wouhou)…

Ben y’a pu trop d’énergie. J’ai quand même refait les 7 premières pages de Mirage. Je me donne jusqu’à ma fête pour finir la révision (pis non, je vous dis pas quand c’est! :P )

Ce qui est dommage, c’est que j’avais plein d’idées dans la tête, et même pas l’énergie pour tenir un crayon. J’vous jure, j’ai essayé, un matin, d’écrire, et je me suis endormie sur ma table de cuisine, le stylo en main, la gueule sur le papier. Ne manquait que le coulis de bave. Charmant tableau. C’est le coloc qui a dû rire.

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août 11th 2008

Nouvelle bibliothèque

j’ai une nouvelle bibliothèque.

haut les coeurs!

en fait, c’est celle d’un ami, qu’il avait laissée chez mes parents. La voilà montée et remplie… ce qui ne fut pas tâche facile… juste de décider comment je séparerais ma collection fut un calvaire. Qu’est-ce qui reste dans ma chambre, qu’est-ce qui va dans la salle d’ordinateur. Et les livres de formats moins pratiques?

Je me suis alors rendue compte que je n’avais pas tant de livres que ça. Et que plusieurs des livres, achetés il y a quelques années, ne me disaient plus rien.  Nombre d’entre eux sont de la fantasy, et je me suis depuis lassée de ce genre. J’en ai marre des foutues prophéties!

Enfin, je verrai, mais ma collection demande d’être nettement étoffée du point de vue science-fiction. Et maintenant, j’ai l’espace pour le faire.

Mouahahahahha (mine is an evil laugh)

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août 2nd 2008

Faune urbaine

Un café dans une main, une assiette avec un muffin et un bagel dans l’autre, Martin se faufila entre les tables qui séparaient le comptoir de service de sa place habituelle. Il y déposa son déjeuner puis retira son manteau et le suspendit au dossier de sa chaise. Une fois assis, il prit une première gorgée du liquide brun qu’il prenait noir. C’est alors qu’il remarqua son premier spécimen de la journée.

Elle buvait son café debout, accoudée à l’un des bars dispersés dans l’établissement. C’était la première fois qu’il la voyait, il en était sûre. Jamais il n’avait vu une telle giraffe avant. Mince au point qu’il semblait lui manquer une dimension, qu’elle paraissait sur le point de casser.. Ses jambes et ses bras étaient interminables, son cou un tee au bout duquel était perchée sa tête, comme une balle de golf. Ses vêtements moulants exposaient sa taille d’anorexique sans honte. Elle prit une dernière gorgée et sortit attendre le bus à l’arrêt du coin.

Il attaqua son muffin d’abord, comme d’habitude. Ses matins de travail étaient réglés selon une routine rassurante. Il venait prendre son déjeuner au café-resto à mi-chemin entre son appartement et son travail à 8h15. Un muffin aux fruits et un bagel couvert d’une épaisse couche de fromage en crème, qu’il rinçait de grandes lampées de café, corsé s’il-vous-plaît. Et il observait, toujours de la même table qui faisait face à la grande vitre à travers laquelle il voyait toute l’intersection.

8h35. Aussi régulier que lui-même, le facteur fit son entrée. Les cheveux aux épaules, l’ombre d’une barbe pourtant rasée, des bras trop longs et un dos recourbé. Il était le portrait du chaînon manquant entre le singe et l’homme. Quelques minutes plus tard, la femme-cowboy, affublée de son éternel Stetson sur sa longue crinière et de son cache-poussière, traversa la rue de son pas allongé de citadine. Un quarterhorse sous des fringues de pinto.

L’autobus passa et prit la giraffe à son bord. Deviendrait-elle une étape régulière de son matin, ou n’avait-elle été qu’une variation ponctuelle? Sa fréquence serait-elle quotidienne, hebdomadaire? Ou ne viendrait-elle qu’un jour sur deux, comme la souris qui se cachait sous les habits de chat noir et qui débarquait les mardis et jeudis.

Il but le fond de sa tasse et lança un sourire à la barrista - Julie - avant de sortir. Sur le coin de la rue, la femme-oiseau attendait le feu vert pour traverser. Ses cheveux courts étaient dressés comme le plummage de tête d’un cardinal. Les traits fins de son visage s’effaçait derrière son nez bombé comme le bec d’un granivore et ses vêtements colorés battaient au vent. D’habitude, il ne sortait qu’une fois qu’elle était rendue de l’autre bord de la rue. Aujourd’hui, il se tenait à côté d’elle lorsque la signalisation leur permit de continuer leur route. Il lui sourit tandis qu’il s’engageait sur le passage piétonnier, la devançant d’un pas à peine. Peut-être que bientôt, il lui parlerait.

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