Yay, nouvel article…
Les jeunes, le travail, c’est mal (ok, ça, c’est un peu excessif, mais disons que je souffre de la maladie des heures supp).
Allons-y avec une nouvelle critique (il faut vraiment que je réduise le temps entre la lecture et la critique des livres. Là, c’est trop, je ne me rappelle pas nécessairement assez. Ah les résolutions).
Histoire
Dans un futur pas si éloigné, l’humanité a effectué une première migration vers une autre planète. Financièrement aidée par le Japon et les Européens, la Chine a fait sien ce nouveau monde, au prix d’un endettement astronomique. Maintenant que l’heure des comptes a sonné, les services secrets des deux entités gouvernementales concernées sont inquiètes. Il semble que la Nouvelle-Chine n’ait aucune intention de rembourser sa dette et s’apprête à déclarer son indépendance.
Afin de faire la lumière sur les supposées manigances du gouvernement local, les services secrets entrent en contact avec la taupe, établie depuis plusieurs années chez l’ennemi. Cependant, après quelques contacts, elle se tait. Entre alors en scène Réjean Tanner, un jeune agent de la Terre, dont il s’agira de sa première mission terrain. Aidé d’un agent japonnais, il quitte la Zone Européenne pour infiltrer le territoire néo-chinois, retrouver à tout prix la taupe et la faire parler.
Dès ce moment, il doit faire face à la trahison de son employeur, les caprices du procédé qui le transforme temporairement de caucasien à asiatique, l’emprisonnement de son collègue. Sans compter qu’il soit essayer de s’acclimater à l’horaire de ce monde dont le deuxième soleil rend aveugle et la façon dont les locaux ont décidé de diviser les jours pour les rendre de la longueur la plus humaine possible. Et bien sûr, il y a la fille. Celle qui l’aide à libérer son collègue.
Critique
Ça faisait un bout que je n’avais pas lu de livres d’espionnage (ils ont bercé mon adolescence, que voulez-vous, ma mère les dévore!). Pas à dire, j’ai dévoré ce livre rempli d’action. Pas un moment pour souffler. L’écriture est directe, bouge. Oh, petit aveu, c’est mon premier “Champetier” (shame on me, I know).
J’ai trouvé l’intrigue socio-politique très intéressante, ainsi que la société néo-chinoise: à quel point elle a gardé ses racines tout en s’adaptant à ce nouveau monde. Par contre, la question de l’Oeil du Dragon qui rend aveugle et de tout l’horaire étrange qu’il cause… j’avoue que ça m’a confuse. Je n’ai jamais réussi à complètement saisir le cycle. Si c’est pour transmettre la confusion du personnage, réussi, mais j’ai trouvé ça lourd, et j’ai fini par laisser tomber d’essayer de calculer comment ça fonctionnait.
Aussi, et ça, c’est la terre-à-terre en moi, je me serais passée de l’amourette entre le personnage principal et la demoiselle-en-détresse-qui-deviens-une-alliée. J’ai de la difficulté avec les gens qui, spontanément, abandonnent leur vie pour de purs inconnus.
Sinon, on sent que Tanner n’est pas au-dessus de ses affaires, avec les gaffes, les paniques, et toutes les remarques que son collègue lui passe à ce sujet.
La fin, douce-amère, laisse une impression d’être passé à travers tout ça pour pas grand’chose. J’aurais aimé avoir un peu plus sur Tanner après son retour, son désenchantement.
Donc, en général, un très bon livre avec quelques failles qui n’enlèvent rien à la qualité générale de l’oeuvre.
Cote:8.25/10